Qualifiée à la 120e minute, la Belgique décrète une journée de deuil national « par prudence »

À la 85e minute, tout allait bien. Le pays était mené 2-0, éliminé, et parfaitement à l'aise. « On savait où on en était, c'était clair, c'était confortable », résume un supporter croisé à Bruxelles-Midi. Puis Romelu Lukaku a marqué. Puis Tielemans. Puis, en prolongation, encore Tielemans. Et là, selon plusieurs témoins, « le malaise a commencé ».
« Une victoire, d'accord, ça arrive », tempère un habitué d'un café de la place Fontainas. « Mais une remontada, en prolongation, sur penalty à la 120e minute ? Ça, ce n'est pas belge. Ça, c'est louche. » Sur les réseaux, un collectif de supporters de Charleroi a lancé une pétition — « par cohérence nationale » — pour « exiger une enquête indépendante sur cette victoire trop nette ». À l'heure où nous écrivons, elle réunit plus de signatures que de gens ayant réellement cru à la qualification à la 84e minute.
Le gouvernement, prudent, a refusé tout triomphalisme. Un porte-parole du gouvernement a précisé que « célébrer une joie de cette ampleur exposerait le pays à une déception proportionnelle, ce qui serait imprudent d'un point de vue budgétaire comme émotionnel ». Une minute de silence a donc été observée « pour les 2-0 que nous étions », suivie d'une journée de deuil national décrétée « par prudence, et par respect pour l'ordre naturel des choses ».
Les autorités du royaume ont tenu à rassurer : rien n'est perdu. « Nous jouons les huitièmes mardi », a-t-on rappelé. « Statistiquement, l'équilibre sera rétabli. La Belgique a une longue et rassurante tradition de sortir juste après avoir donné de l'espoir. Nous demandons simplement à la population de ne pas s'attacher. »
Devant sa friterie de Charleroi, où le débit de frites a chuté pendant la prolongation « parce que plus personne n'osait rien commander de peur de porter la poisse », le patron a résumé le sentiment général. « Trois-deux après avoir été mené deux-zéro, franchement ? », a-t-il lâché en secouant la tête. « Moi, tant qu'on n'a pas vu les images au ralenti et un aveu signé, je considère qu'on a perdu. C'est plus prudent. »
⚠️ Cet article est satirique. Il s'inspire d'un fait d'actualité réel mais les propos, citations et rebondissements sont fictifs. LEC est un média satirique ; noms, lieux et situations sont utilisés de façon fictive. Mentions légales · À propos