La SuperFrancoFête s'ouvre à Québec avec une soirée gratuite consacrée à des refrains que personne ne connaît encore

Présenté du 17 au 25 août à l'Agora du Port de Québec, face au fleuve et au Vieux-Québec, le festival a ouvert lundi avec une quarantaine d'artistes, musiciens et danseurs de la nouvelle scène québécoise, du folk au rap. L'accès était gratuit, et l'organisation évoque une foule « nombreuse et ponctuelle », chaises pliantes déployées bien avant le début du spectacle.
La difficulté est apparue à la troisième chanson. Habitué à connaître les paroles avant l'artiste, le public a découvert un répertoire paru pour l'essentiel au printemps. Selon un relevé maison, 84 % des spectateurs pouvaient chanter sans hésiter une pièce d'avant 1998, contre 3 % pour une chanson sortie en juin. « Les gens ont chanté avec beaucoup de conviction, souligne une porte-parole du festival. Les paroles viendront. »
Un moment a retenu l'attention. Pendant une minute quarante, l'Agora a repris en chœur un refrain de trois notes que personne n'a su identifier ensuite, sur scène comme dans la salle. L'organisation parle d'« appropriation spontanée » et n'exclut pas d'installer, dès l'an prochain, un écran affichant les paroles des chansons de moins de six mois.
Le reste de la programmation rassure les organisateurs : les soirées des 19, 21, 22 et 25 août reposent sur un répertoire dont les textes circulent, disent-ils, « depuis assez longtemps pour être sus ».
Dans un dépanneur de la rue Saint-Paul, à quelques coins de rue de l'Agora, la gérante a vu défiler les spectateurs à la fermeture : « Ils sont entrés en fredonnant quelque chose. Je leur ai demandé c'était quoi. Ils ne le savaient pas non plus. »
⚠️ Cet article est satirique. Il s'inspire d'un fait d'actualité réel mais les propos, citations et rebondissements sont fictifs. LEC est un média satirique ; noms, lieux et situations sont utilisés de façon fictive. Mentions légales · À propos