Finale des Lionnes : une direction régionale de Douala a publié dimanche un barème de retard indexé sur la durée exacte du match

Le Cameroun a disputé dimanche 16 août à 20 heures, au stade Moulay-El-Hassan de Rabat, la finale de la Coupe d'Afrique des nations féminine face au Malawi — la quatrième finale de son histoire, la première depuis dix ans. À Douala, une direction régionale installée à Bonanjo n'a pas attendu le coup d'envoi pour organiser le lendemain. Sa note de service n° 0812/NS/2026, diffusée à 17 h 40 sur le groupe WhatsApp du personnel, institue « un régime exceptionnel de tolérance horaire pour la journée du lundi 17 août ».
Le texte, deux pages, distingue trois hypothèses. Match réglé dans le temps réglementaire : vingt minutes de tolérance. Prolongations : trente-cinq minutes. Séance de tirs au but : quatre minutes supplémentaires par tir effectivement tiré, dans la limite d'un plafond de quarante-sept minutes. Une annexe précise que le décompte s'apprécie « au coup de sifflet final, et non à la fin des célébrations ».
« Nous ne pouvions pas laisser chaque service improviser lundi matin », explique un chef du service du personnel, qui souligne que la note a été rédigée samedi et relue dimanche après le déjeuner. « L'administration ne commente pas un résultat sportif. Elle en tire les conséquences horaires. » Sur le boulevard de la Liberté, puis dans les embouteillages du carrefour Ndokoti, plusieurs agents sont arrivés ce lundi le document imprimé à la main. « J'en ai fait trois exemplaires », indique une agente de la section courrier. « Un pour moi, un pour mon chef, un pour le chauffeur de taxi. »
Deux autres directions de Bonanjo auraient réclamé copie du barème dès l'ouverture des bureaux. Le service du personnel envisage de le reconduire l'an prochain, sous réserve d'un ajustement : la version actuelle ne prévoit rien en cas de match interrompu.
Devant le portail qu'il ouvre chaque matin à 6 h 30, le planton a calé le battant avec la brique qui sert à ça, puis a répondu sans se retourner : « Le barème commence à courir à l'ouverture du portail. Et le portail, lui, il n'a pas de barème. »
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