CAN féminine : après la qualification des Lionnes en demi-finale, un maquis de la Briqueterie interdit de balayer jusqu'au coup de sifflet

Devant le maquis « Chez Tantine », à deux pas du carrefour de la Briqueterie, tout le monde s'accorde sur un point : dimanche 9 août, quand Nyadjou a marqué à la 20e minute, personne n'était en train de balayer. Depuis, la consigne est claire : le balai reste appuyé contre le mur, et il y restera « jusqu'au coup de sifflet final de mercredi ».
La télévision du maquis, elle, n'a plus changé de chaîne depuis la qualification : 51 heures d'affilée sur la CRTV, « par précaution », même pendant la météo. Les habitués ont repris exactement la même place que dimanche, dans le même ordre, avec les mêmes bouteilles, l'une d'elles n'étant plus consommée mais « conservée comme témoin ».
« On ne mélange pas la chance et le désordre », explique la gérante, qui a interdit toute nouvelle décoration jusqu'à la finale et refuse qu'on déplace le ventilateur, « parce qu'il tournait vers la gauche au moment du but ». Un supporter précise qu'il a promis de garder le même maillot, non lavé, « par respect ».
À Rabat, où l'équipe s'est envolée dès le lendemain pour préparer la demi-finale, les joueuses ignorent tout de ce dispositif. À la Briqueterie, cela ne change rien : chacun a désormais son poste, sa consigne et sa superstition.
Le voisin, qui balaie devant sa boutique tous les matins depuis trente ans, observe le manège en soupirant : « Le jour où on gagne la coupe, moi je veux bien ne plus jamais balayer. Mais si on perd mercredi, je vous préviens : je nettoie tout. Et je commence par la télévision. »
⚠️ Cet article est satirique. Il s'inspire d'un fait d'actualité réel mais les propos, citations et rebondissements sont fictifs. LEC est un média satirique ; noms, lieux et situations sont utilisés de façon fictive. Mentions légales · À propos