À Houdemont, la balade de mobylettes tient sa promesse de convivialité, aucun participant n'a dépassé le premier café

Comme chaque année, les amateurs de petites cylindrées se sont retrouvés sur le parking de la salle Au Soleil Levant pour la troisième édition de la balade. Objectif affiché : rouler ensemble, doucement, et « recréer du lien ». Le lien a été recréé dès le premier virage, où le peloton s'est arrêté pour attendre une mobylette de 1978 repartie chercher de l'essence.
« L'important, ce n'est pas d'arriver, c'est de repartir », résume Marcel Godefroid, 71 ans, penché sur son moteur depuis une heure et quart. Le doyen de la sortie assure avoir couvert « une bonne quarantaine de mètres » avant le premier café, où le groupe a voté, à l'unanimité, une pause. La brocante voisine, elle, a écoulé deux carburateurs et un litre de mélange.
Les organisateurs récusent tout retard : le programme prévoyait « cinquante kilomètres ou la tombée du jour, selon ce qui vient en premier ». En milieu d'après-midi, le peloton avait rallié le hameau suivant, soit trois kilomètres, dans un « esprit familial » que personne ne songeait à bousculer. Un motard venu en voiture, faute de mobylette, a été prié de ne pas doubler.
À la buvette, un garçon de dix-sept ans venu « pour voir » observait les casques rangés en épi. « Moi, je pensais qu'on allait quelque part », a-t-il fini par lâcher, avant de commander une frite. Personne ne l'a contredit.
⚠️ Cet article est satirique. Il s'inspire d'un fait d'actualité réel mais les propos, citations et rebondissements sont fictifs. LEC est un média satirique ; noms, lieux et situations sont utilisés de façon fictive. Mentions légales · À propos