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Société · 🇨🇮 Côte d'Ivoire, Abidjan (Marcory, Treichville, Koumassi, Plateau)

À Abidjan, les propriétaires ont deux semaines pour déposer les panneaux sauvages avant qu'ils ne réclament le statut de riverains

Par la Rédaction LEC
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Illustration — À Abidjan, les propriétaires ont deux semaines pour déposer les panneaux sauvages avant qu'ils ne réclament le statut de riverains (Société)
Abidjan, Côte d'Ivoire — CC BY-SA 4.0 (source)

La note diffusée aux régies publicitaires a été accueillie avec sérieux dans les syndics, les mairies et les petits bureaux vitrés où l'on garde toujours un tampon bleu au cas où. Dans plusieurs cours de Marcory Résidentiel, des propriétaires ont commencé à inventorier les panneaux fixés sur les toitures, en distinguant ceux qui vendent du ciment, ceux qui promettent une connexion rapide et ceux qui, selon un gardien, « sont là depuis plus longtemps que deux locataires du deuxième ».

Un responsable de copropriété affirme avoir constitué une commission de 7 personnes pour déterminer si certains panneaux peuvent être considérés comme des occupants historiques. « Quand une affiche a supporté six saisons des pluies, trois ravalements de façade et tous les embouteillages du boulevard Valéry-Giscard-d'Estaing, on ne peut pas la descendre comme une simple banderole de séminaire », explique-t-il, en présentant un registre où les panneaux sont classés par ancienneté, surface et capacité à cacher une parabole.

Au Plateau, un expert en urbanisme consulté par les commerçants estime que l'opération pourrait aussi libérer des vues que personne n'avait demandées. Selon ses calculs, le retrait simultané de 132 structures dans la commune de Treichville rendrait visibles « au moins quatre balcons, deux climatiseurs en souffrance et une moitié de ciel », ce qui obligerait certains habitants à reconnaître pour la première fois l'immeuble d'en face.

Les afficheurs disent se préparer à respecter le délai, tout en demandant une phase pédagogique pour les panneaux « trop intégrés au paysage ». Dans un atelier de Koumassi, un poseur assure qu'il peut démonter proprement une structure en une matinée, sauf si l'enseigne porte encore le numéro d'un ancien ministre, auquel cas « on attend que quelqu'un confirme que le métal aussi a pris sa retraite ».

Au pied d'un immeuble de Treichville, le concierge a déjà mis une chaise devant l'escalier pour que le panneau descende saluer tout le monde avant de partir.

⚠️ Cet article est satirique. Il s'inspire d'un fait d'actualité réel mais les propos, citations et rebondissements sont fictifs. LEC est un média satirique ; noms, lieux et situations sont utilisés de façon fictive. Mentions légales · À propos

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